Communiqués de presse

Anderson : Le ministre Dion ne défend pas la liberté de religion en Birmanie

Parti conservateur du Canada | 8 Avril 2016

Le silence du ministre n’est pas encourageant

OTTAWA (ONTARIO) — David Anderson, le député de Cypress Hills-Grasslands et porte-parole de l’opposition officielle sur les droits de la personne internationaux et la liberté de religion, s’est dit déçu de la récente visite de l’hon. Stéphane Dion, le ministre des Affaires étrangères, en Birmanie (Myanmar).

« Alors que la visite du ministre donne suite à nombre des besoins économiques et démocratiques en Birmanie, elle fait peu, voire rien, au sujet de la persécution continue des minorités religieuses, a dit M. Anderson. C’était une excellente occasion pour le Canada de prendre position sur les menaces bien réelles auxquelles font face les citoyens birmans. »

M. Anderson faisait référence à la crise continue des réfugiés rohingyas, qui soulève de graves préoccupations. Des centaines de milliers de musulmans rohingyas fuient le pays ou sont gardés par le gouvernement birman dans ce que le New York Times décrit comme « des camps de concentration modernes ». De plus, la visite du ministre vient à la suite des propos tenus le 1er avril par le ministre birman des Affaires religieuses, Thura U Aung Ko, qui a dit que les musulmans et d’autres minorités sont des « sous-citoyens » dans leur propre pays.

« Il est regrettable que la question de la persécution continue des Rohingyas et d’autres menaces législatives pour la liberté de religion en Birmanie ne figurait pas à l’ordre du jour du ministre, a souligné M. Anderson. Bien que j’espère que le gouvernement d’Aung San Suu Kyi marque le début de la fin de ce sombre chapitre, le refus du Canada de se prononcer et de soutenir les minorités religieuses n’accélérera pas le processus. »

Commentant toujours la visite du ministre, M. Anderson a déploré la fermeture du Bureau de la liberté de religion. Créé par le gouvernement conservateur précédent en 2012, le Bureau avait un mandat spécial comprenant notamment la promotion de la tolérance religieuse et l’offre d’outils pour aider les communautés religieuses qui sont sujettes à la persécution dans des pays comme la Birmanie.

« Le Bureau était reconnu pour sa capacité à répondre aux menaces à la liberté de religion sur le terrain, ce qui a permis d’apporter des changements mesurables pour les minorités persécutées, a poursuivi M. Anderson. Son travail allait bien au-delà de la simple rhétorique. La visite du ministre Dion n’est que le premier des nombreux signes indiquant que la capacité du Canada à jouer un rôle de leadership mondial pour défendre la liberté de religion est gravement minée. Son silence n’est pas encourageant. »